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Pendant les cinquante ans qui suivent sa
découverte, l'île n'intéresse
pas les explorateurs: on n'y trouve pas de
richesses, pas d'épices, pas de bois
précieux. Les Pascuans ont la
réputation d'être des voleurs. Les
seules choses qui s'y trouvent sont trois volcans
et des statues de pierre disposées au bord
de l'océan. Elles mesurent 6 à 10 m
et pèsent près de 10 tonnes. On a
retrouvé des carrières qui ont permis
de savoir comment elles étaient
arrivées là.
D'abord, on les taille et on les sculpte dans de
la roche tendre. La statue est taillée
couchée. Puis on la transporte au pied du
volcan. Pour cela, on pouvait la faire rouler sur
des troncs d'arbre glissés sous la statue:
au fur et à mesure que l'on tirait la
statue, on prenait les troncs laissés libres
derrière pour les présenter à
l'avant. Pour redresser la statue, certains hommes
la soulevaient avec des leviers tandis que d'autres
la calaient avec des pierres pour l'empêcher
de retomber. On ne sait toujours pas exactement
à quoi servait ces statues.
Un jour, des Péruviens
provoquèrent la fin de la civilisation de
l'Ile de Pâques. En 1862, un navire
péruvien arrive et 1000 Pascuans sont
capturés pour être esclaves au
Pérou. Parmi eux se trouvent les princes et
des prêtres. On les emmène ramasser le
guano (excréments d'oiseaux) qui sert
d'engrais et se vend. L'évêque de
Tahiti obtiendra leur libération et leur
retour dans leur île, mais parmi les
survivants, beaucoup meurent de tuberculose et de
variole pendant le voyage de retour. Les 15
rescapés apporteront ces maladies sur l'ile.
Elles y feront des ravages: il ne restera plus que
600 habitants à la fin de
l'épidémie.
Depuis, les Pascuans ont perdu leurs
connaissances et leurs coutumes.
L'île devint chilienne en 1888.
Hossaine et Joséphine
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